La dysgraphie

Un crayon tenu avec difficulté, une écriture crispée, beaucoup  de mal à initier une forme, des lettres souvent disproportionnées, des dessins malhabiles…

Ce n’est pas un manque d’attention !

Ce n’est pas un manque de volonté !

C’est l’organisation même de la fonction graphique qui est touchée.
Ecrivez votre nom de la main gauche, si vous êtes droitier. Utilisez votre main droite, si vous êtes gaucher. N’avez-vous pas remarqué un manque d’aisance pour écrire ? Voilà ce que ressentent les personnes présentant des difficultés d’écriture !

 

 

dysgraphie le havreLa plupart des patients souffrent de troubles bénins de l’écriture allant de la simple difficulté , jusqu’au retard qui peuvent cependant fortement gêner les apprentissages. Les personnes ont des difficultés à organiser et coordonner leur geste d’écriture. Le manque de lisibilité rend l’écriture difficilement compréhensible. Dans certains cas, la rééducation s’avère particulièrement difficile et il faut penser à la dysgraphie, degré de difficultés le plus élevé. Cela nécessite l’établissement d’un dossier par le graphothérapeute Graphidys (bilans complémentaires etc…) afin d’adresser le patient au neuropédiatre, le seul spécialiste habilité à établir le diagnostic de la dysgraphie. Le neuropédiatre établira les priorités dans les prises en charge nécessaires.

La dysgraphie peut concerner des scripteurs de tout âge : aussi bien de jeunes enfants qui apprennent à écrire que des personnes plus âgées. Certaines pathologies ont pour conséquence des troubles de l’écriture telles que la maladie de Parkinson, de Dupuytren, la crampe de l’écrivain…

Aucun déficit intellectuel ou neurologique n’explique la dysgraphie. En revanche, certaines dysgraphies peuvent être associées à d’autres pathologies (tumeur cérébrale, AVC, certaines maladies rares…)

 

 

dysgraphiedysgraphie gaucheLa dysgraphie est un symptôme dont il faut rechercher les causes dans des troubles cognitifs. Par exemple, un patient dyslexique/dysorthographique, ou dyspraxique (troubles cognitifs) est toujours dysgraphique et doit être pris en charge. D’autres troubles cognitifs peuvent engendre des dysgraphies. (voir site Graphidys)

La dysgraphie peut engendrer différentes troubles de l’écriture : la lenteur, la crispation , l’hypotonie, l’impulsivité et la maladresse.

Il existe des méthodes concrètes pour aider les enfants, adolescents et adultes à acquérir une aisance du geste, à être plus lisible, plus efficace et plus rapide dans l’écriture.